Centre de ressources Captages

C'est avant tout un réseau d'acteurs mobilisés pour la reconquête de la qualité de l'eau des 1000 captages prioritaires.

Le centre de ressources Captages réunit :

  • des représentants des collectivités territoriales,
  • des représentants des services de l’Etat et des établissements publics,
  • des représentants d’organisations professionnelles agricoles,
  • des scientifiques,
  • des acteurs économiques (coopératives agricoles et bureaux d’études).

Il est animé par l’Agence française pour la biodiversité (AFB) en coopération avec l’Institut national de la recherche agronomique (INRA) et avec l’appui technique de l’Office international de l’eau (OIEau).

Objectif et moyens d'action

Le centre de ressources Captages a pour ambition d’appuyer la déclinaison de la politique de protection des captages contre les pollutions diffuses (dite politique "captages") avec la participation des collectivités territoriales et des services déconcentrés de l’Etat, directement impliqués dans la gestion de l’eau.

Pour cela, le centre de ressources Captages assure :

  • l’animation d’un réseau à travers l’organisation des réunions de ses membres et d’évènements (séminaire national Polldiff’eau),
  • la production de connaissances par la coordination de projets R&D et d’expertises scientifiques,
  • le partage et l’accès aux informations, tels que les bases de données et la documentation, grâce à son site Web, au portail aires d'alimentation de captages et à sa lettre d’information,
  • un appui technique à travers notamment la diffusion de recommandations méthodologiques (contenus dans des retours d’expérience ou des guides) et l’organisation de journées locales d’échange technique ou de formations.

Le site Web du centre de ressources Captages sera mis en ligne en 2020.

Le portail aires d'alimentation de captages est géré et développé par l'OIEau (Office International de l'Eau) en appui au centre de ressources Captages. Un outil cartographique et des fiches descriptives des aires d'alimentation de captages y sont notamment disponibles.

Pourquoi un centre de ressources Captages ?

Pour limiter les pollutions diffuses, et ainsi atteindre les objectifs de qualité des ressources en eaux fixés par la DCE, la France a fait le choix de concentrer son action, dans un premier temps, sur 1000 aires d’alimentation de captages (AAC) dégradés et utilisés pour la distribution d’eau potable.

Cette politique "captages" a été établie en 2007 et prévoit la mise en place d’une animation locale portée par les collectivités territoriales (ou leurs groupements) en charge de la compétence "eau". Ces démarches doivent reposer sur la mobilisation des acteurs des territoires (autres collectivités, acteurs économiques, consommateurs d’eau et acteurs de la protection de l’environnement) et des services de l’Etat. Elles doivent se traduire par la prise d’engagements concrets et efficaces du point de vue de la restauration ou de la protection de la qualité de l’eau brute captée. 

La qualité de l’eau au droit des captages ne s’améliorant pas les ministères en charge de la protection de l’environnement, de l’agriculture et de la santé ont créé en 2017 le centre de ressources Captages au sein de l’Agence française pour la biodiversité (AFB). Cette action relève de l’application de recommandations issues du rapport interministériel  "Pour une meilleure efficacité et une simplification des dispositions relatives à la protection des captages d'eau potable."

Gouvernance

Deux espaces de participation ont été établis afin de faciliter les échanges et les prises de décisions :

  • le comité de pilotage restreint ayant pour mission de définir la stratégie globale et de suivre les travaux du centre de ressources. Ce comité, piloté par l’AFB, réunit les ministères en charge de la protection de l’environnement, de l’agriculture et de la santé, l’INRA et l’OIEau. Il a validé fin 2018 un programme de travail 2019-2020 accompagné d’un tableau de bord pour le suivi des actions,  
  • le comité technique élargi ayant pour mission d’identifier des besoins, de définir les chantiers prioritaires puis de les mettre en œuvre. Ce comité compte actuellement 53 membres permanents. Sa composition est détaillée dans le graphe suivant :

Ce comité se réunit 2 à 3 fois par an. Lors de sa dernière réunion il a arrêté des chantiers prioritaires sur les thèmes suivants :

  • le suivi et l’évaluation des programmes d’actions,
  • les retours d’expérience,
  • l’accès et le partage des données.