Les introductions d’espèces exotiques envahissantes

L’introduction d’espèces exotiques envahissantes est une cause majeure d’extinction des espèces animales natives. Ce phénomène est particulièrement marqué dans les îles, où de nombreuses disparitions d’espèces (végétales et animales) et de changements des écosystèmes ont été documentés suite à l’introduction de mammifères prédateurs, notamment des rongeurs. 

Les gestionnaires d’espaces naturels insulaires ont donc une forte responsabilité dans la lutte contre les espèces envahissantes qui mettent en péril bon nombre d’espèces indigènes, voire endémiques, en outre-mer notamment. Des opérations de restauration écologique basées sur une lutte contre les espèces envahissantes et sur le maintien, voire l’expansion d’espèces indigènes peuvent rétablir la fonctionnalité des écosystèmes originels.

Travaux en cours

La translocation d’espèces pour la recolonisation d’espaces restaurés : suivi démographique d’une population de Gecko vert de Bourbon (PN de La Réunion)

Depuis l’arrivée de l’Homme sur l’île de La Réunion, au cours du 17ème siècle, plusieurs milliers d’espèces, notamment de plantes, y ont été introduites. Certaines sont devenues envahissantes et menacent plusieurs écosystèmes, dont la forêt sèche. Un projet Life+ vise à restaurer cet écosystème unique au monde par des actions multiples). 

Gecko vert de Bourbon
Gecko vert de Bourbon © F. Rivière

Le Gecko vert de Bourbon (Phelsuma borbonica) est endémique de l’île de La Réunion et constitue un pollinisateur probable des arbres indigènes et endémiques dont il apprécie le nectar et les fruits. 

Dans le cadre du projet LIFE+ Forêt Sèche, 50 individus ont été transloqués en avril 2018 sur une forêt restaurée. Cette réintroduction doit contribuer à la restauration de l’ensemble des fonctionnalités de la forêt sèche.

Un suivi de la dynamique de cette nouvelle population est nécessaire afin d’évaluer le succès de cette opération. Plusieurs paramètres démographiques seront estimés : l’évolution de la taille de population, la survie, la reproduction et les déplacements des individus. 

Grâce à la coloration unique de chaque individu, il est possible d’utiliser des méthodes dites de « Capture-Marquage-Recapture » en se basant sur de simples clichés photos réalisés à différents intervalles de temps.  

Plus d'infos sur le Gecko vert de Bourbon

Plus d'infos sur le projet Life+

Premiers résultats attendus en mai 2019

 

Optimisation des relevés de végétation afin d’évaluer l’efficacité d’opérations de restauration des habitats (PN de La Réunion)

Lancement en cours.

Premiers résultats attendus en 2020