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Pollutions chimiques

Réduire les pollutions chimiques et leurs conséquences nécessite une connaissance fine des polluants chimiques, de leur nature, leurs particularités et les mécanismes qui entrent en jeu, ainsi que de d'outils à la fois techniques et réglementaires afin de pouvoir agir.

Différents textes et engagements internationaux mettent en avant depuis 1992 l'importance de préserver la santé des écosystèmes et, depuis le protocole de Nagoya en 2010 et ses objectifs d’Aichi, pointent directement la pollution notamment.  L’objectif 8 a trait à la question de la pollution : « D’ici à 2020, la pollution, notamment celle causée par l’excès d'éléments nutritifs, est ramenée à un niveau qui n’a pas d’effet néfaste sur les fonctions des écosystèmes et la diversité biologique. ».
Les objectifs liés au programme de développement durable des Nations unies pour 2030 entrés en vigueur en 2016 concernent aussi directement les pollutions.

En savoir plus:

La gouvernance mondiale de la pollution et les objectifs concernés.
Les indicateurs pollutions de l'Observatoire National de la Biodiversité

L'impact des pollutions chimiques et organiques sur les écosystèmes

L'impact des pollutions chimiques sur la biodiversité et les écosystèmes a jusqu'à présent été majoritairement observée et étudiée s'agissant des milieux aquatiques. A noter qu'il existe néanmoins des travaux concernant l'impact des pollutions atmosphériques, notamment azotée, sur les écosystèmes terrestres, en particulier forestiers.

Les effets des pollutions aquatiques et marines

Se distinguent traditionnellement :

  • les pollutions produisant un apport excessif d'éléments organiques et nutritifs, souvent appelés Macropolluants,
  • les polluants métalliques ou organiques toxiques à faibles teneurs (de l'ordre du microgramme par litre, ou moins), appelés Micropolluants.

Les Macropolluants azotés, notamment les nitrates, ou phosphorés (phosphates) induisent des déséquilibres dans les écosystèmes, en lien avec l'eutrophisation des milieux. Les nitrates sont également une des causes majeures de disqualification des captages d'eau potable.

Depuis plusieurs décennies, de nombreux travaux notamment sur les pollutions aquatiques ont montré qu’en plus des matières organiques brutes et des nutriments, les activités humaines entraînent le transfert de flux de micropolluants chimiques écotoxiques, comprenant des composés organiques tels que des pesticides, résidus pharmaceutiques, plastifiants, et métaux dissous.

Les pollutions chimiques, qu'elles soient d'origines industrielles, agricoles ou issues de nos activités quotidiennes, entraînent une dégradation de la qualité des eaux qui est susceptible d’avoir un impact négatif sur les écosystèmes aquatiques, la biodiversité et la santé publique. Elles sont au cœur de la politique publique de préservation des ressources aquatiques, notamment de la directive européenne cadre sur l’eau.

Les divers polluants, et leurs réglementations environnementales

Pesticides, perturbateurs endocriniens, pollutions aux plastiques, résidus de médicaments et autres polluants émergents... les polluants identifiés par la société et les réglementations environnementales appartiennent à diverses familles, regroupées selon leurs usages ou  effets.

Quelles sont les substances impliquées dans les pollutions diffuses d'origine agricole ? Comment se retrouvent-elles dans l'environnement ? Cette page apporte un éclairage à ces questions en dévoilant les mécanismes qui sous-tendent ce phénomène.   

La lutte contre les micropolluants est également un enjeu de société, puisqu'elle en est l'origine. La réduction de cette contamination des milieux s’appuiera obligatoirement sur des changements de comportements humains (pratiques professionnelles et domestiques), aidés ou non par l’introduction d’innovations techniques. L’apport des sciences humaines et sociales (sociologie, sciences politiques, anthropologie, géographie, psychosociologie.) est donc essentiel.

Téléchargez le Mémo AFB sur le cadre réglementaire relatif aux pollutions chimiques