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Outils et connaissances sur les contaminants et pollutions aquatiques

Les pollutions chimiques, qu'elles soient d'origines industrielles, agricoles ou issues de nos activités quotidiennes, entraînent une dégradation de la qualité des eaux qui est susceptible d’avoir un impact négatif sur les écosystèmes aquatiques, la biodiversité et la santé publique. Elles sont au cœur de la politique publique de préservation des ressources aquatiques, notamment de la directive européenne cadre sur l’eau. La Loi a par ailleurs assigné à l'AFB la poursuite des objectifs de lutte contre toutes pollutions des eaux et de restauration de leur qualité (Art.L211-1 du Code de l'Env.)

Pour répondre aux défis de la pollution chimique et mettre en œuvre les dispositifs réglementaires de la politique publique, l’appui de la Recherche & Développement est essentiel pour apporter les connaissances et les outils nécessaires afin de surveiller les polluants dans les milieux aquatiques, évaluer les risques et gérer les pollutions. 

Recherches en appui aux politiques publiques

L’AFB et les Agences de l’eau élaborent conjointement, depuis 2008, une programmation de projets de recherche et développement mobilisant de nombreuses équipes de recherche issues d’établissements publics - BRGM, Irstea, CNRS, Ifremer, Ineris, Inra, Cirad, LNE - ou d’universités.
> Consulter les programmations nationales R&D de l'AFB

Ces recherches réunissent des expertises en chimie environnementale, compréhension des transferts des contaminants dans les divers compartiments aquatiques, écotoxicologie, en agronomie ou encore en ingénierie de l’assainissement.

Des outils pour réduire, évaluer et surveiller les pollutions

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Le gouvernement a cadré un certains nombre d'actions prioritaires sur les pollutions aquatiques pour lesquelles les capacités de mobilisation de la R&D de l'AFB sont sollicitées, en particulier au sein du Plan National Santé Environnement, du plan national Micropolluants, du plan Ecophyto 2, ou encore dans le cadre des plans d'action pour le milieu marin.

La stratégie transverse à ces diverses politiques publiques est en premier lieu axée sur l'apport de connaissances (degré de prise en charge des micropolluants par la sociétésurveillance et évaluation des pollutions et de leurs déterminants), pour ensuite prioriser les enjeux, et enfin réduire les pollutions.
 

Les outils, selon leur fonction

Réduire les pollutions

S'agissant des actions de limitation des pollutions et de préservation des ressources en eau, de nombreux outils développés sont désormais valorisés, qu'il s'agisse de la protection des captages et de l'ingénierie des zones tampons en milieu agricole, ou de la capitalisation d'expériences techniques et sociétales innovantes acquises sur les déchets plastiques ou dans le cadre de divers projets relatifs aux micropolluants des eaux urbaines.

S'agissant de la dimension  sociétale des micropolluants, les actions récemment soutenues par l'AFB ont pu explorer les leviers effectifs ou potentiels à la fois pour les pollutions urbaines et les enjeux de contamination liés aux activités agricoles.

Évaluer les pressions et impacts polluants

En matière d'évaluation des émissions polluantes, des impacts de ces pollutions ou des risques de non atteinte des objectifs environnementaux DCE, les programmes R&D de l'AFB ont été beaucoup mobilisés ces dernières années. Cela tant sur le front de la connaissance des sources et flux polluants urbains, des indicateurs d'état chimique DCE, que de l'établissement de seuils de concentration acceptables pour les organismes aquatiques.

Surveiller les pollutions

En matière de  surveillance des contaminants, depuis plus de 10 ans le consortium Aquaref produit de nombreuses références méthodologiques nécessaires à la mise en oeuvre et à l'évolution de la surveillance chimique sur les réseaux DCE. L'AFB, le MTES et les agences de l'eau ont par ailleurs mis en place en 2016 un réseau de sites DCE dédiés à la surveillance prospective, sur lesquels sont menées des validations opérationnelles de nouveaux outils de détection (échantillonneurs intégratifs, outils biologiques), ainsi que l'identification de composés chimiques émergents susceptibles d'intégrer à l'avenir la définition de l'état DCE.

L'AFB co-anime par ailleurs avec l'Ineris le Comité d'Experts pour la Priorisation des pollutions aquatiques, qui soutient le MTES et les bassins dans l'établissement de liste de substances à surveiller pour la DCE.

S'agissant enfin des eaux marines, l'AFB participe à la coordination de la surveillance de descripteurs DCSMM de pollution , qu'il s'agisse des contaminants (D8) ou des déchets plastiques (D10).